Au niveau de la symbolique du pouvoir les chevaux représentent encore aujourd’hui une forme de puissance. Et l’erreur communément partagée est de croire qu’il faille dominer un cheval. Et c’est vrai qu’avec des moyens de coercition nous y arrivons tous plus ou moins bien. Cependant quand on laisse au vestiaire les cravaches, les chicottes, les carottes, les éperons, les cordes et les licols… que se passe-t-il ? Que se passe-t-il quand nous n’avons plus que nous-mêmes face à l’autre comme argument ?

C’est là que le charisme intervient car le cheval permet de développer nos compétences en termes de communication, en termes de clarté, de cadre et de puissance d’adhésion.

Dès que l’on parle de management, beaucoup de notions s’entremêlent. On le voit bien dans ce témoignage d’un CEO de la Commission Européenne : « Le point fort de cette journée a été d’être sensibilisé à la différence entre l’autorité et le pouvoir. Le premier étant plutôt tributaire de mon quotient émotionnel ».

Dans un troupeau, les chevaux recherchent le leader. Sommes-nous fort différents ?

Quels sont les qualités d’un leader ?

  • Il fédère
  • Il prend les décisions tout en vous maintenant en sécurité
  • Il est, dans un environnement menaçant, suffisamment fort et intelligent pour prendre des risques et veille à la sûreté de chacun
  • Il sait communiquer et être compris de tous
  • Il est quelqu’un d’agréable et vous fait vous sentir à l’aise
  • Il vous fait comprendre que d’être ensemble est un privilège, pas une demande !

Pour être ce leader-là il faut du charisme!

Etre charismatique cela s’apprend?

Oui en développant le « flow », état dans lequel toute la personne est engagée. Ce concept a été établi par Mihaly Csikszentmihalyi*, un hongrois qui a étudié les facteurs de créativité et de réussite des PDG reconnus comme brillants par leurs pairs, ainsi que des artistes et des sportifs de haut niveau. C’est un état où la passion du travail se mêle à l’envie d’aider les autres, ingrédients de ce qui rend heureux.

Ce qui apparaît en équicoaching d’entreprise, dans les obstacles au flow sont les points récurrents suivant :

  1. Le manque de perception d’un objectif clair (pensez-y!)
  2. Le timing mal évalué (faites-le rapidement!)
  3. Le manque de feed-back adapté (c’est bon comme ça!)
  4. Le manque d’interaction positive entre collègues
  5. Le manque de perception positive de la performance (qu’est-ce que ça change si je fais seulement semblant de travailler?)
  6. Le manque de dynamique de groupe, définit par le fait que l’individu a sa place dans l’équipe et que l’équipe a besoin de chaque individu pour accomplir le projet

En cernant ces problèmes par une technique c’est possible…. et plus compliqué! Pourquoi? Parce qu’il  s’agit de percevoir un ressenti et de développer le charisme et l’écoute. Tobias Lalinder, deputy manager chez Ikea nous dit:

« The reason why we have two ears and only one mouth is that we have to listen more and talk less » 

Ce qui se développe facilement avec le cheval. Et quand on sait que tout apprentissage contient une part d’émotionnelle on comprend mieux sa pertinence en formation d’entreprise : seul un être sans jugement et dont la non obligation de résultat le rend totalement honnête dans ses feed-backs. Il vous fait découvrir toute l’importance de ce qu’être ensemble signifie pour accomplir quelque chose (au lieu de ce que cela « veut dire« !). Ce qui permet de développer son charisme.

Source : Good Business: Leadership, Flow, and the Making of Meaning de Mihaly Csikszentmihalyi