L'equicoaching permet de dévoiler le conditionnement de nos émotions - Chevalliance

Sur mon profil Facebook je publie un billet d’humeur chaque matin en un commentaire que m’inspire mes premiers pas dans l’aube pour aller nourrir les chevaux. J’y partage ma joie de humer l’air, les premiers sons dans le début du jour endormi, l’enthousiasme de mes animaux qui partagent ma vie peu importe le vent, la température ou ce qui tombe du ciel… ou pas! C’est une source d’admiration sans fin pour moi.

J’ai des « likeurs » et, parfois, des commentaires sur cette petite phrase matinale. J’ai retenu l’une d’entre elles qui disait à peu près ceci : « Je te trouve toujours très inspirée le matin! C’est plus que poétique! Ici c’est gris et c’est triste!!!!… quand c’est gris, tu poétises aussi? »

 … j’ai répondu que oui car même dans la boue il y a des pépites !

Si je vous dis « A partir de demain il va pleuvoir des trombes d’eau avec un vent à 100 à 120 km/h, ce temps est prévu pour toute la semaine » quelle est votre émotion?

A l’inverse si je vous dis « Demain le soleil va briller avec des températures allant de 18° à 20° et une légère brise en bord de mer… et ce pour toute la semaine » quelle va être l’émotion que allez ressentir?

Dans cette toute petite phrase sur le temps possible – donc un futur qui n’existe pas encore – vous avez déjà une émotion qui va conditionner votre journée de manière positive ou moins positive.

Pourtant, en vous il y a sûrement autre chose qu’une météo conditionnée. Et à bien savoir que statistiquement le temps est difficilement prévisible au-delà de 24h … pourquoi s’affliger pour quelque chose qui peut arriver…. ou non!?

Toutes les émotions sont à vivre

Toutes … Seul ce qui est important est le sens que cela a pour nous. Et nous sommes tous des êtres différents…

Notre humeur dépend de nous en dehors des circonstances météorologiques et du jugement des autres. Par contre ce que nous faisons de ces informations nous influencera autant que cela influencera notre entourage.

Si vous allez voir un cheval avec un bulletin météo, ce qui l’affectera ne sera pas le factuel de la prévision mais la manière dont VOUS vivez de ce que vous imaginez qu’il adviendra lorsque la pluie tombera ou que le soleil brillera.

En entreprise, vous pouvez avoir le même type de conditionnement par l’émotion. Lors d’une réunion à laquelle j’ai assisté dernièrement, un décideur est venu présenter les éléments de la « bonne » attitude à avoir pour promouvoir une activité et augmenter le chiffre d’affaires. La « bonne » attitude se basait sur le jugement que le groupe pouvait avoir sur différentes manières de réagir. Et si un participant était de type suiveur… il endurait « la honte »!!!

Dans cette toute petite phrase sur une évolution possible – le chiffre d’affaire et donc un futur qui n’existe pas encore – il y a déjà une émotion qui va conditionner la journée de celui dont le comportement est étiqueté de honteux.  En quoi la honte est-elle porteuse de sens pour faire remonter un chiffre d’affaires? Et si le suiveur en question avait seulement besoin de plus de temps pour promouvoir l’activité?

Comme pour le cheval, ce qui affecte le type suiveur (et les autres membres du groupe) ne sera pas le factuel du chiffre d’affaire mais la manière dont le décideur imagine qu’il vivra lui-même la situation si le chiffre reste identique, s’il augmente ou s’il diminue la semaine suivante.

Le décideur a donc un rôle d’influence. Il peut choisir de transmettre au groupe et au type suiveur une envie de relever un défi ensemble. Il peut aussi choisir de transmettre au groupe qu’en éliminant les suiveurs le problème sera résolu. Au passage, bien que cela ne soit pas mon propos il apparaît que l’histoire nous montre souvent que les réussites viennent de la puissance d’un groupe et pas de la désintégration de ses éléments! … Seul ce qui est important est le sens que le chiffre d’affaires a pour le décideur et cela commence par sa météo intérieure. A partir de là il peut choisir d’être à l’écoute de son manager ou il peut choisir de changer de manager en prétextant que c’est à cause de lui, de ses humeurs, de la météo, etc… qu’il n’atteint pas son but… et ce ad nauseam!

Dans l’approche d’équi-coaching que je pratique le cheval a son mot à dire et votre étonnement résidera dans le fait qu’il vous offre un sentiment qui est incomparable à quelque chose de connu dont vous ressortez heureux d’une météo intérieure lumineuse qui donne envie de vous suivre.