Ils sont quinze managers debout à regarder les chevaux qui galopent dans le pré. Le thème de la journée est « les défis que rencontrent les managers dans l’exercice de leur leadership ». 

Le leadership semble être devenu la priorité, développer son leadership, l’exercer, le montrer, le démontrer. Souvent assimilé à de la dominance il est plus exactement une question de lien,  de lien à soi et à l’autre, de communication et de clarté de cette communication, de respect de soi et de l’autre.

Le leadership n’est pas une question de pouvoir hiérarchique, le leadership est une autorité naturelle et cela s’apprend. Loin de tout mental, de tout rationnel, cela s’apprend via la lecture d’une énergie communément partagée : l’émotion!

En effet si le QI (quotient intellectuel) est plus ou moins inné, il intervient pour très peu dans une carrière professionnelle,  le QE (quotient émotionnel) par contre peut s’apprendre et devenir un vrai talent. L’Université de Berkely en Californie a mené une étude de l’évolution professionnelle de plusieurs de leurs étudiants sur 40 ans. Ceux qui avaient le quotient émotionnel le plus élevé ont révélé 4 fois plus de réussites professionnelles que leur niveau de formation.

L’émotion se vit au niveau du corps par une sensation agréable comme la joie ou désagréable comme la peur ou la colère, cette émotion exprime un message qui, s’il est écouté, permet de vivre avec aisance et fluidité ce qui est l’apanage d’une autorité naturelle.

Comme nous les chevaux ont des émotions et pour être en harmonie avec eux il faut être en harmonie avec soi et ce que l’on ressent … même si c’est désagréable! Et c’est ce que vont découvrir ces managers tout au long de la journée.

Au travers des différentes interactions que ces quinze managers auront avec les chevaux ils vont découvrir ceci : 

  •  Il est plus facile d’entretenir le mouvement que de l’enclencher

Un projet demande que l’on y croit pour que le mouvement s’amorce. Pour cela il faut y mettre de l’énergie. Certains participants ont naturellement cette énergie et d’autres ont fait l’apprentissage que pour y aller il faut y croire ! Y croire transparaît dans le corporel d’où la prise de conscience pour certains de l’inutilité du langage verbal

  •  Etre connecté et présent change tout :

La communication est claire et les parcours même compliqués peuvent prendre place. Etre sceptique, être dans une notion d’impuissance empêche de déployer les informations. Par contre être présent fait avancer tout le monde

  • Prise de conscience qu’une communication claire est essentielle pour un retour en adéquation avec la demande :

Une communication claire permet de faire des feedbacks au plus près de ce qui se passe, cela motive, donne confiance et envie de se dépasser

  •  Pour une communication claire il est nécessaire de prendre du temps :

La précipitation brouille la communication. Prendre son temps pour savoir comment communiquer et savoir sur quoi le participant communique vraiment : est-ce sur son projet, sur l’attitude de l’autre, sur un sentiment désagréable qu’il tente de dissimuler ?

  •  Nécessité de s’adapter grâce à la prise de recul :

Se poser permet de se concentrer pour rester connecter, cela permet de voir comment améliorer ce qui se passe. Etre clair et précis est très aidant.  

  • Constat de la difficulté de demander des indications plus claires car il y a une certaine tendance à   penser que le leader « sait » et qu’il est de sa responsabilité de voir quand quelque chose ne va pas => réguler en temps réel en demandant des feedbacks :

C’est un constat un peu général. Les participants ont des difficultés à demander de plus amples informations quand les indications ne sont pas claires pour eux. Si le leadership exercé dans l’entreprise véhicule des données de positionnement hiérarchiques cela peut expliquer cette difficulté à demander.

  • Relativité les erreurs – il y a toujours moyen de rectifier le tir :

Que la responsabilité relève du leader, du manager ou de l’équipe il est toujours possible de tirer parti de ce qui s’est déroulé pour faire mieux autrement

  • Importance des encouragements sur la motivation et sur la réussite :

Certains participants ont démontrés des talents de facilitateurs en encourageant vers l’objectif, l’impact sur la confiance est immédiat

  • Quand la légèreté et l’humour s’installent la fluidité s’invite aussi et l’énergie dégagée apporte un climat positif qui offre des possibles

C’est avec légèreté et humour que la confiance a pu s’installer et permettre certains «exploits »

  • La directivité se doit d’être dosée et circonstancielle :

Certains participants ont constatés qu’en cas d’immobilisme être directif permettait de débloquer la situation. Avoir le dosage juste (osez dosez) permet de garder un leadership situationnel efficace

Si vous n’écoutez pas ce que votre corps vous dit c’est comme si vous ne lisiez pas les messages que quelqu’un vous envoie. 

Si vous n’écoutez pas ces messages cela se traduit par une augmentation de la tension artérielle et non seulement vous la ressentez mais votre ou vos interlocuteurs également, et que ceux-ci soient bipèdes ou quadrupèdes!… Cela va affecter le champ magnétique du coeur des êtres en présence… quand je dis des êtres il s’agit aussi de l’environnement et donc des chevaux.

Au cours de cette journée les managers auront appris à lire les messages de leur boîte mail en quelque sorte.

En lisant ces messages ils ont pu découvrir leur style préférentiel de leadership et également apprendre à exercer de nouvelles compétences. En toute bienveillance ils ont appris pourquoi c’est si difficile de changer et à quel point le changement est subtil et facile si on l’accepte… tout simplement!

Ils nous laisseront deux témoignages que nous devons garder anonymes pour le respect de la vie privée et que nous vous livrons néanmoins ci-dessous:

« Tout manager devrait avoir une journée avec le cheval : longue vie à l’équicoaching » (témoignage anonyme)

«Vous êtes sceptique, vous ne le serez plus à la fin de la journée avec les chevaux » (témoignage anonyme)