Toute notre vie nous faisons face à l’ incertitude. Impossible de savoir la date exacte de la naissance d’un enfant ou de du départ d’un parent. Impossible de savoir avec certitude si cette start-up sera encore là dans dix ans ou si elle se sera essouflée au fil du temps. Impossible de savoir si on sera « bon » dans la pratique d’une formation ou non.

L’incertitude relève de la notion de temps et d’une notion de qualité. Le temps est une notion qui varie pour chacun d’entre nous en fonction de notre capacité d’attention à ce qui nous occupe. La qualité varie en fonction de ce que nous croyons être bon ou mauvais.

En réalité l’incertitude parle avant tout de sécurité ou plutôt d’insécurité. Mettre un maximum d’éléments dans un cadre tels que : savoir quand, à quelle heure, comment, à quel endroit, avec qui… sont des éléments qui permettent une certaine vision des choses. Sans garantie du résultat ! Même avec un timing calculé à la seconde près dans quoique vous fassiez il y aura toujours la marge d’inconnu pour s’infiltrer dans votre programme.

Alors imaginez comment cela pourrait être si vous n’aviez aucune idée du déroulement des choses. Comme quand vous prenez un ticket pour aller voir un spectacle ou un match. Qui sera le gagnant ? Pensez aux chevaux de compétition. Que savent-ils de ce qui les attend?
Au moment où je vous écris je vois par ma fenêtre un cavalier faire galoper son cheval dans la piste. Ce cheval n’a aucune idée de ce que son cavalier lui prévoit comme avenir. Va-t-il sauter des obstacles ce week-end? Va-t-il être vendu lors d’une présentation et perdre ses compagnons de prairie? Son nouveau propriétaire va-t-il être quelqu’un de sympa ou quelqu’un qui va s’intéresser seulement à ses performances physiques? … et pourtant il galope !

Là où je veux en venir c’est tout simplement que la gestion de l’incertitude peut se faire au seul endroit possible où vivre : le moment présent. Les chevaux nous apprennent cette compétence avec aisance dès lors que l’on reste à leur côtés sans attente.

A une époque où la fracture avec le rationnel et l’intuitif s’agrandit, la pleine conscience est le seul lieu où l’on peut faire connaissance avec ce qui nous apaise. L’équicoaching offre cet appel au calme intérieur, cette connexion au cœur dont la folie du monde nous écarte par infobésité.

Le simple fait d’entendre le souffle d’un cheval, de laisser glisser nos doigts sur ce corps immense, de connecter ce regard de velours interrogateur nous permet de relativiser sur les diktats de personnalité venant de l’extérieur.

Le cheval nous dit d’être nous-mêmes car c’est de là que tout est possible, c’est de là que nous ne nous sentons plus dans l’obligation de gérer l’incertitude parce que nous savons qui nous sommes vraiment !