Quelle est pour vous la juste posture managériale? Avez-vous déjà eu envie d’améliorer votre aisance relationnelle? Que mettez-vous en oeuvre pour créer une relation dite « win-win »? Comment vous y prenez-vous pour faire adhérer une personne à votre point de vue?

Tout se joue dans les premières secondes de la rencontre et l’équicoaching permet de révéler votre modus operandi quand vous créez du lien.

La relation au cheval va mettre le focus sur la compréhension et la compassion plus que sur la force et l’intimidation.

Le cheval inspire la force, la puissance, la liberté. Il intimide. L’idée de se sentir à l’aise en sa présence et en lien à cette force est très enviée.  Avec lui comprendre le ressenti de ce que prendre sa place signifie profondément prend tout son sens.

-« J’adore les chevaux, mais j’en ai une peur bleue! » me dit cette manager à qui j’explique ce qu’est l’équicoaching.

De la posture découle la qualité d’une relation où il y a souvent un enjeu de place et de sécurité. Gagner sa place, commander ou au contraire laisser l’autre gérer la situation et se désengager de ses responsabilités.

Quand ça se passe mal, chacun a tendance à penser que c’est l’autre qui doit changer de comportement.

Avec un être vivant de 600 à 800 kg qui peut vous bousculer de manière définitive la position authentique est un apprentissage immédiat.

Pourtant la condition première – au-delà des kilos – ne serait-elle pas tout simplement de revenir à soi pour pouvoir évaluer quand et où se sentir émotionnellement et physiquement en sécurité?

Comment savoir ce que c’est que de se sentir en sécurité? Par la façon dont on se définit en termes de valeurs et de besoins.

Voici une proposition de définition en trois étapes qui apparaît très naturelle dans la seconde même où l’on est seul(e) en présence d’une situation nouvelle.

Étape 1. Tolérer
… ou pas! C’est là où l’on est pas très à l’aise et où le droit à la sécurité doit s’exercer. C’est là qu’être sur la défensive est la première option avec des piques émotionnels très inconfortables (vulnérabilité, peur, colère, honte, culpabilité pouvant aller jusqu’à la dépression). Nous sommes défini par tout ce que nous ne voulons pas, tout ce que nous n’aimons pas, tout ce que ne pouvons pas gérer. (J’adore les chevaux,  mais j’en ai une peur bleue!)

Étape 2. Accepter
C’est là où nous pouvons voir ce qui nous insécurise mais plutôt que de nous en défendre fortement, nous pouvons le reconnaître et chercher son contraire. Utiliser le contraste pour définir que ce que nous préférons est plus enviable que le fait d’utiliser l’insécurité comme propulseur. Nous sommes défini par ce que nous aimons et ce que nous détestons. (…j’en ai une peur bleue!)

Étape 3. Profiter
L’erreur est bannie à cette étape. Quand vous vous définissez par ce que vous aimez, tout est juste. C’est là où nous nous sentons suffisamment en sécurité pour aller de l’avant. Nous savons que notre besoin de sécurité est comblé et qu’il n’est plus nécessaire d’être sur la défensive. C’est ce qui nous laisse libre de nous définir par ce que nous aimons, ce que nous voulons, ce que nous apprécions et ce que la vie a à nous offrir. (J’adore les chevaux…)

On le voit derrière l’enjeu de la place se dégage une notion affective très forte. Il y va de la notion de valeurs, d’identité, de vision du monde et la notion de justice. Et avec l’idée d’avoir raison! Ce qui importe peu au cheval. Pour lui seule une position coopérative à responsabilité limitée lui vient spontanément. Je te suis, tu me suis, nous faisons quelque chose ensemble… ou pas!

Comme cette jeune femme terrorisée de se retrouver avec un grand cheval lors d’un séminaire d’entreprise. Après que je l’ai invitée à se mettre en sécurité et qu’elle puisse reprendre ses esprits je lui propose un nouvel exercice… qu’elle a très envie de faire malgré sa peur.

« Qu’est-ce qui est le plus fort : la peur ou l’envie d’essayer? »

Ce fut l’envie et elle pu faire un parcours en compagnie d’un cheval à l’écoute de ses propositions et dans le plaisir de le réussir ensemble.

Et comme la vie en entreprise est constituée de hauts et de bas dans diverses situations, nous pouvons revisiter ces différentes étapes à plusieurs reprises. Et quand nous pouvons revisiter chaque étape la posture s’affine, s’ajuste pour évoluer avec fluidité.

Avec le cheval l’ajustement va plus vite qu’en entreprise parce qu’il voit exactement qui est en face de lui et ce sur quoi la communication se base :

  • Une position haute : autorité, agressivité
  • Une position basse : impuissance, sabotage
  • Une position assertive : sécurité, fluidité

En sa bienveillante présence les prises de conscience émergent sans barrière :

– « je me suis toujours laisser envahir jusqu’à l’étouffement de peur d’être abandonné, là je me sens bien, le cheval me respecte, je le respecte et chacun a sa place »

– « c’est simple finalement, j’existe, il existe et nous avons tous les deux une place juste »

– « je me rends compte que je force les relations pour qu’on me voit et je me plains du manque de respect alors que le respect c’est autre chose que de la force »

Se repositionner sur ces trois étapes permet d’évoluer en étant en sécurité : tolérer, accepter, profiter… Et de la sécurité se construit l’aisance relationnelle. Et de l’aisance relationnelle naît le charisme.

On le voit les chevaux nous connectent à notre fragile condition d’être humain; nos croyances, nos attentes, tout ce qui conditionne notre intelligence relationnelle. Les chevaux nous permettent d’améliorer nos compétences de communication en toute bienveillance.